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L'apostrophe

L'apostrophe est un signe typographique qui signale l'élision (la disparition) d'une voyelle.

 

L'apostrophe est très fréquente en français puisqu'elle apparaît dès qu'un mot commençant par une voyelle suit l'un de ces mots : le, la, que, qui, du, de, me, te, etc. Par ailleurs, son emploi est non seulement autorisé, mais obligatoire. Il serait effectivement erroné d'écrire je te ai dit que il.

 

L'apostrophe et les déterminants

Le et la deviennent l' devant les mots commençant par une voyelle ou par un h muet.

 

1. On écrit l'abricot et non le abricot.
2. On écrit l'hôtel et non le hôtel.
3. On écrit l'oreille et non la oreille.
4. On écrit l'orange et non la orange.

 

L'apostrophe et la phrase négative

Le mot des devient d' lorsqu'il est suivi d'un mot commençant par une voyelle ou par un h muet et qu'il participe à la construction d'une phrase de forme négative.

 

1. Elle a des amis devient elle n'a pas d'amis.
2. Elle a souvent des idées surprenantes devient elle n'a pas souvent d'idées surprenantes.
3. Elle aime raconter des histoires devient elle n'aime pas raconter d'histoires.

 

Il ne faut pas confondre l'élision nécessaire dans certaines phrases négatives (quand le ne est suivi par un mot commençant par une voyelle) et la liaison présente dans certaines phrases positives.

1. On entend bien quand il parle.
- Il serait erroné d'ajouter un n' avant le mot entend puisque la phrase est positive et que la liaison s'effectue entre le n du pronom on et le son en qui introduit le mot entend.

2. On n'entend pas bien quand il parle.
- Dans cet exemple, l'ajout du n'  (qui est un ne dont la voyelle a été élidée pour laisser place à une apostrophe) est nécessaire à la construction correcte de la phrase puisqu'une phrase négative est toujours constituée de deux éléments de négation (ne pas, ne plus, etc.).

 

L'apostrophe et la préposition de

La préposition de  devient d' devant un mot commençant par une voyelle ou par un h muet.

 

1. d'habitude
2. un livre d'histoires
3. un cahier d'exercices

 

L'apostrophe et la conjonction si

La voyelle i va être élidée dans la conjonction si si le mot qui suit débute par la lettre i également.

 

1. On écrit s'il le veut bien et non si il le veut bien.
2. On écrit s'il pleut demain et non si il pleut demain.
3. On écrit s'il vous plaît et non si il vous plaît.

 

Autres cas nécessitant une apostrophe

jusque

Le e de jusque s'élide lorsque ce mot est placé devant un mot débutant par une voyelle.

1. jusqu
2. jusqu'ici
3. jusqu'au

lorsque et puisque

Le e de lorsque et de puisque ne s'élide que devant il, elle, on, un, une, en.

1. lorsqu'elle
2. lorsqu'il
3. puisqu'on
4. puisqu'un

parce que

Le e de parce que s'élide seulement devant il, elle, on, une, un.

1. parce qu'il
2. parce qu'elle
3. parce qu'on
4. parce qu'un
5. parce qu'une

quoique

Le e de la conjonction quoique (qui signifie bien que, encore que) s'élide seulement devant il, elle, on, un, une.

1. quoiqu'elle
2. quoiqu'il
3. quoiqu'on
4. quoiqu'un
5. quoiqu'une

presque, quelque et quelconque

Le e de presque s'élide seulement dans le nom presqu'île et le e de quelque, seulement devant un ou une.

1. presqu'île
2.
quelqu'un
3.
quelqu'une 

 

1. Le e de presque ne s'élidant que dans le nom presqu'île, il faut opter pour la formulation sans élision presque au bout et non pour la formulation presqu'au bout. Il en est de même pour quelque dont l'élision du e n'est permise qu'avec un et une. Il faut donc écrire quelque envie de quitter et non quelqu'envie de quitter.

2. Quelconque ne s'élide jamais.
- Elle a été retardée par un quelconque incident.

Les exercices

Les références