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Géographie

La région métropolitaine de Montréal (RMM)

La région métropolitaine de Montréal (RMM) est située dans la vallée du Saint-Laurent et constitue le principal bassin de population du Québec. Le territoire de la grande région de Montréal inclut l’île de Montréal, la région de Laval, la rive nord (Repentigny, Terrebonne, Mascouche, Blainville, etc.) et la rive sud (Longueuil, Varennes, La Prairie, etc.). Elle regroupe 65 municipalités et s’étend sur 4 000 kilomètres carrés (de Saint-Jérôme à La Vallée-du-Richelieu, et de Vaudreuil à Lavaltrie).
 
La RMM est le plus grand pôle économique de la province de Québec puisque Montréal est accessible aux principaux axes commerciaux de transport (voie maritime du Saint-Laurent, Mississippi, chemins de fer, autoroutes.) Sa situation géographique la place au cœur des échanges commerciaux avec le reste du Québec, les provinces maritimes, l’ouest du Canada et les États-Unis.
 

La région métropolitaine de Montréal (RMM) (cliquer pour agrandir)

L’aménagement du territoire urbain de Montréal

L’aménagement du territoire urbain est essentiel pour assurer la cohérence du tissu urbain en fonction de la géographie, de la population, des ressources et des besoins. L’aménagement consiste entre autres à organiser les zones résidentielles, commerciales et industrielles les unes par rapport aux autres.

Les arrondissements

Montréal est divisée en diverses zones administratives. Depuis les fusions municipales de 2000, les diverses régions de la grande ville sont organisées en arrondissements. Chaque arrondissement a son maire et ses conseillers qui se concentrent uniquement sur les besoins spécifiques de cette partie de la ville. Cette façon de gérer répond davantage aux besoins locaux puisqu’il y a une grande diversité de besoins et de ressources dans chacun des arrondissements. Il y a, en 2012, 19 arrondissements qui compose la ville de Montréal. Elle prend également en charge certains services de banlieues qui ont été reconstituées lors des défusions de 2004.

Les quartiers de Montréal

Outre les arrondissements qui assurent la gestion et le budget d’une certaine partie de la ville, la vie montréalaise s’organise également autour des quartiers. Les quartiers sont généralement des zones qui se sont développées à une certaine période de l’histoire de la ville et qui présentent certaines caractéristiques communes. Les quartiers les plus connus sont les plus vieux de la ville. On ne peut imaginer Montréal sans eux : le quartier chinois, la Petite Italie, le Plateau-Mont-Royal et le Centre-Ville, pour ne nommer que ceux-là.

Le quartier chinois

Comme son nom l’indique, ce quartier est issu de l’immigration asiatique à Montréal. La communauté chinoise s’est en effet regroupée dans une partie de Montréal, dès 1860, lorsque les Chinois ont commencé à immigrer dans la ville pour participer à la construction du chemin de fer. Il est possible de trouver des épiceries, des commerces, des restaurants spécialisés en produits asiatiques et de connaître une multitude d’aspects de cette communauté en se promenant dans les rues de ce quartier.
 

Photographie de l’une des portes d’entrée du quartier chinois (cliquer pour agrandir)

Le Plateau Mont-Royal

Au départ, ce quartier regroupait des familles de la classe ouvrière. Les appartements étaient peu coûteux et les commerces offraient des marchandises abordables. Le quartier était animé d’une vie sociale effervescente et solidaire. Les pièces de théâtre et les romans de Michel Tremblay décrivent l’atmosphère et la vie de ces gens vers 1960. Aujourd’hui, la vie sur le Plateau a bien changé. Les artistes s’y sont établis il y a quelques années. De plus en plus en vogue et situé près du centre-ville, le Plateau-Mont-Royal est devenu un lieu branché, moderne, mais qui garde une part de son charme d’antan.

La Petite Italie

Une grande immigration italienne a eu lieu à Montréal au 19e siècle et s’est concentrée dans un quartier au nord de la ville. Aujourd’hui, ce quartier abrite encore une bonne partie de la communauté italienne de Montréal. Cette communauté a créé ses restaurants, ses épiceries, ses cafés et sa vie culturelle. Au cœur de la Petite Italie se trouve un marché où il est possible de dénicher des produits frais : le marché Jean-Talon. Toutes les catégories de nourriture s’y trouvent, de toutes les origines et pour tous les budgets.

Le fleuve Saint-Laurent

Montréal est une île sur le fleuve Saint-Laurent. Cette position l’a toujours avantagée pour le commerce des marchandises et la défense de la ville.

La voie maritime du Saint-Laurent

Aujourd’hui, le fleuve Saint-Laurent permet à Montréal de conserver son statut commercial. C’est en effet grâce à la voie maritime du Saint-Laurent, ouverte en 1959, que le passage des bateaux de cargaison est possible jusqu’aux Grands Lacs. Naturellement, les bateaux qui se rendent là-bas passent par Montréal.

Le port de Montréal

La présence conjointe du réseau ferroviaire et de la voie maritime du Saint-Laurent favorise le transport des marchandises exportées et importées. Le port de Montréal est conçu pour accueillir les cargos et de nombreux trains qui participent à la vie commerciale et industrielle de la région.

Le Vieux-Port de Montréal, le Vieux-Montréal et le canal Lachine

Les infrastructures installées à l’emplacement de l’ancien port de Montréal ont été conservées pour des fins touristiques. Hangars et quais servent encore aujourd’hui. De nombreuses activités récréatives et touristiques sont offertes sur le site du Vieux-Port et dans les environs (excursions sur le fleuve, musées, spectacles, artistes ambulants, location de vélo, etc.).
 
Autour du Vieux-Port de Montréal, le tourisme bat son plein dans les rues du Vieux-Montréal. Les gens déambulent sur les places publiques, dans les rues pavées serpentant les plus vieilles constructions montréalaises. Partir à la découverte du Vieux-Montréal, c’est faire rencontre avec l’histoire de cette ville.
 
Un peu plus à l’ouest du Vieux-Port se trouve le canal Lachine. Ce canal était la voie de passage pour le transport maritime, avant l’ouverture de la voie maritime du Saint-Laurent. S’y trouvaient de nombreuses usines et industries. Aujourd’hui, le canal Lachine est devenu un havre récréatif. On a pavé des pistes cyclables sur ses rives et permis la navigation récréative (kayaks et bateaux de plaisance) sur ses eaux.

Les principaux attraits de Montréal

La « Main »

Le boulevard Saint-Laurent est considéré comme la rue principale à Montréal, d’où son surnom de Main, inspirée de l’expression anglophone « The Main Street », traduction littérale de « rue principale ». Ce boulevard a toujours été un pôle commercial essentiel avec ses magasins et ses restaurants et s’est avéré être historiquement la zone frontalière entre les francophones, vivant dans l’est, et les anglophones, vivant dans l’ouest de la ville. Encore aujourd’hui, le boulevard Saint-Laurent est la ligne séparant les sections ouest et est des rues de Montréal.
 
Traverser la ville du sud au nord en passant par le boulevard Saint-Laurent permet de voir tous les visages de Montréal et de découvrir autant des boutiques branchées que de vieux restaurants qui n’ont pas changé depuis leur ouverture et qui font partie du décor montréalais comme la charcuterie hébraïque Schwartz, légendaire restaurant de smoked meat.

Le Mont-Royal

Montréal a la particularité d’avoir une colline située au milieu de la ville. Une partie du Mont-Royal a été aménagée en parc protégé, donnant ainsi accès à la nature aux Montréalais. Ce parc permet aux usagers de se promener en forêt, d’avoir une vue incomparable sur la ville, le centre-ville et les régions en périphérie. Près du sommet se trouve également un lac, le Lac-des-Castors, où il est possible de faire un tour de pédalo l’été ou de patiner l’hiver. On doit l’aménagement du Parc du Mont-Royal, en 1896, à Frederick Law Olmsted, qui a également conçu Central Park à New York.

La ville souterraine

Montréal est caractérisée par cet énorme réseau souterrain qui rend possibles les déplacements et les achats sans même sortir à l’extérieur. Il paraît même que, grâce à la ville souterraine, certaines personnes arrivent à ne pas mettre le bout du nez dehors de tout l’hiver. Le réseau de la ville souterraine englobe des corridors piétonniers, des stations de métro, des accès à des tours à bureaux et des centres commerciaux. Cette section de la ville se trouve dans le cœur financier et commercial : le centre-ville.

Le Stade olympique

Montréal a été la ville hôte des Jeux olympiques d’été de 1976. Accueillir une compétition de cette envergure a nécessité la construction d’édifices spécialisés. Le Parc olympique de Montréal fait partie de ces grandes constructions. La principale réalisation est sans doute le Stade olympique. La tour du Stade est d’ailleurs la plus haute tour inclinée au monde. Longtemps, le Stade olympique a hébergé les Expos de Montréal, une équipe de la Ligue nationale de baseball. Le Parc olympique comprend également le Biodôme de Montréal, dont le bâtiment avait été conçu pour les courses de vélo lors des Jeux olympiques.

Le parc Jean-Drapeau

Jean Drapeau a été le maire de Montréal au début de la Révolution tranquille. Jean Drapeau voyait grand pour l’avenir de Montréal. C’est lui qui a présidé à la création du métro de Montréal et c’est également lui qui a entrepris les démarches pour que Montréal accueille l’Exposition universelle de 1967. L’arrivée du métro et la tenue de l’Expo 67 ont permis à Montréal de s’imposer comme métropole québécoise et canadienne et de se faire connaître comme tel à l’échelle mondiale. Le parc Jean-Drapeau, baptisé ainsi en son honneur, est constitué des deux îles ayant accueilli les divers pavillons de l’Expo 67 : l’île Sainte-Hélène et l’île Notre-Dame. On y trouve encore des traces de cet évènement majeur (d’anciens pavillons reconvertis tels que la Biosphère, devenue un musée de l’environnement).

Les exercices

Les références