FERMER

Iroquoiens

Cette fiche contient des informations pour les jeunes de niveaux primaire et secondaire. Par conséquent, elle est divisée en deux sections : la première étant destinée aux élèves du secondaire et la deuxième destinée aux jeunes du primaire.

Iroquois - Société iroquoienne

La société iroquoienne (les Iroquoiens) est une grande famille amérindienne qui regroupe plusieurs nations : les Iroquois, les Hurons, les Pétuns, les Ériés et les Neutres.

Territoire

Comme c'est le cas pour toutes les nations autochtones du Canada, le mode de vie des Iroquoiens est fortement influencé par leur territoire et leur environnement. Au 18e siècle, les Iroquoiens rassemblent 25 nations différentes qui partagent un mode de vie et une langue semblables. Ils vivaient sur les plaines des basses-terres du Saint-Laurent ainsi que sur les rives est du lac Ontario.


Territoire occupé par les Iroquoiens

Des nations iroquoises ont formé une alliance afin de pouvoir mieux défendre leurs intérêts et leurs territoires. L'alliance des Cinq-Nations regroupait les Mohawks, les Onéidas, les Onondagas, les Caijugas et les Senecas. Aujourd'hui, au Québec, près de 17 000 Mohawks vivent en Montérégie dans ou près des réserves de Kahnawake et de Kanesatake.

Environnement

Le territoire occupé par les Iroquoiens est formé de sols fertiles et connaît un été relativement chaud. C'est pourquoi les Iroquoiens pratiquent l'agriculture pour subvenir à une grande partie de leurs besoins. Les terres comptent aussi plusieurs plantes et animaux qui comblent les autres besoins alimentaires.

Culture

Ce mode de vie basé principalement sur l'agriculture était fort différent du mode de vie des nations algonquines nomades. Les Iroquoiens sédentaires s'installaient sur une terre et y restaient durant 10 à 15 ans. Ils vivaient dans un village qui pouvait rassembler entre 1000 et 2000 personnes. Ils bâtissaient des maisons longues en bois et en écorce. Ces maisons mesuraient entre 20 et 50 mètres de long, entre 5 et 7 mètres de large et entre 5 et 7 mètres de haut. Le village, qui pouvait compter 36 maisons, était entouré d'une palissade de pieux de bois.


Aperçu d'un village iroquoien
Source : « America's Fascinating Indian Heritage: The First americans: Their customs, art, history and how they lived » publié en 1978 par James A. Maxwell.

Entre 8 et 10 familles vivaient dans une maison longue, les lits étaient placés le long des murs alors que le corridor central servait aux foyers, à la cuisine et permettait aux gens de se réchauffer.


Une maison longue, vue de l'intérieur (cliquer pour agrandir)
Source

La tribu s'installait dans un endroit près d'un cours d'eau, ce qui était utile pour le transport, l'alimentation et l'hygiène. Tous les membres qui la constituaient participaient à la construction du village et au travail de la terre. Comme les Iroquois n'utilisaient pas d'engrais, les terres s'appauvrissaient et les récoltes étaient moins bonnes au bout d'un certain temps. De plus, les maisons n'étaient pas conçues pour durer très longtemps et les tribus étaient forcées de changer d'emplacement assez régulièrement (environ tous les 10 ou 15 ans).

Les Iroquois se nourrissaient des produits qu'ils cultivaient : maïs, haricots, courges, citrouilles, topinambours. Ils préparaient des mets avec ces aliments et complétaient avec des produits de la chasse (orignal, chevreuil, castor, lièvre, oie), de la pêche et de la cueillette (framboises, mûres, bleuets).


Représentation d'Iroquois pratiquant l'agriculture
Source

L'hiver, ils profitaient des aliments qu'ils avaient préparés et conservés dans des trous creusés dans le sol. Ces réserves protégeaient les Iroquois de la famine hivernale, ce qui les différenciait également des Algonquins. Pour effectuer leurs tâches, les Iroquois utilisaient certains outils. Pour les déplacements, ils utilisaient des canots d'écorce ainsi que des raquettes et des toboggans en hiver. Pour la chasse, ils avaient des arcs, des flèches, des lances, des massues, des trappes, des collets, des sarbacanes, des fléchettes et des assommoirs.

Pour se vêtir, les Iroquois portaient des vêtements en peau qu'ils décoraient d'aiguilles de porc-épic et de coquillages. Leurs chaussures d'été étaient parfois conçues en maïs tressé. En hiver, ils portaient des capes, des mocassins, des tuques et des mitaines en peau. Les principaux divertissements des Iroquois sont le chant, la danse ainsi que le récit d'histoires et d'exploits passés. Ils jouent aussi à des jeux de hasard et à la crosse.


Iroquois jouant à la crosse
Source

Les Iroquois ont une spiritualité complexe comprenant plusieurs dieux.

Activités économiques

Les tribus iroquoises subvenaient à leurs besoins grâce à l'agriculture et à la chasse. Toutefois, elles pouvaient échanger des produits avec d'autres tribus.

Les Iroquois faisaient du troc avec les Algonquins en échangeant des produits agricoles (tabac, maïs et autres provisions) contre des canots. Les canots construits par les Iroquois sont de moins bonne qualité que ceux des Algonquins. En effet, il sont plus lourds et prennent parfois l'eau.

Un produit rare, comme le cuivre des Grands Lacs, pouvait franchir des milliers de kilomètres en passant d'une tribu à l'autre grâce aux réseaux d'échanges.

Les valeurs iroquoises misent aussi sur le partage des ressources entre les membres de la tribu. Aujourd'hui, plusieurs tribus iroquoiennes vivent du tourisme et de l'artisanat. On peut aussi noter qu'à l'époque de la construction des premiers gratte-ciel, les Iroquoiens travaillaient beaucoup sur les chantiers puisqu'ils n'avaient pas peur des hauteurs.

Organisation sociale

Chez les Iroquois, les hommes et les femmes ont des tâches précises. Les hommes sont surtout responsables de l'aménagement du village : déboiser la forêt, défricher les champs, construire et réparer les maisons, construire la palissade, fabriquer les outils pour la chasse et l'agriculture, chasser et pêcher. Les hommes gèrent aussi les affaires extérieures et font la guerre avec les nations ennemies. Ce sont les hommes qui sont responsables de la protection du village. Pour leur part, les femmes sont vues comme les responsables du clan.

Par ailleurs, l'identité est transmise par la mère, ce qui en fait une société matriarcale. Les femmes ont le pouvoir économique puisqu'elles contrôlent les champs et la récolte. Ce sont en effet les femmes qui travaillent sur les terres. Les femmes gèrent les relations entre les membres de la tribu : organisation sociale, politique, éducation des enfants, déménagement du village, préparation des repas. Les femmes participent à tous les rituels ainsi qu'à la prise de décisions.

Les Iroquois jouissent d'une autonomie individuelle, c'est-à-dire que personne ne peut les obliger à obéir aux décisions. Dans ce contexte, les chefs ne donnent pas d'ordres, mais des suggestions. Les bons chefs sont donc ceux qui sont capables de comprendre et prévoir les réactions de chaque personne. Ils doivent amener les membres de la tribu à étudier adéquatement les propositions.


Le chef iroquois Sa Ga Yeath Qua Pieth Tow, l'un de ceux ayant visité la cour royale en Angleterre

Dans chaque maison, une femme, souvent la plus âgée, dirige tous les habitants alors que le chef de la tribu dirige le village. Les relations avec l'extérieur sont gérées par deux chefs différents : le chef civil et le chef de guerre. Le chef civil est responsable du bien-être de la communauté et gère les relations avec les autres tribus et les nations alliées. Le chef de guerre est plus autonome et organise les guerres en territoires ennemis.

 
SECTION POUR LES ÉLÈVES DU PRIMAIRE
 

Iroquois – Société iroquoienne

La société iroquoienne (les Iroquoiens) est une grande famille amérindienne qui regroupe plusieurs nations : les Iroquois, les Hurons, les Pétuns, les Ériés et les Neutres.

Caractéristiques de la société iroquoienne

On peut qualifier la société iroquoienne de société matriarcale. Le matriarcat signifie que les femmes ont des pouvoirs importants sur la population. La société iroquoienne est formée de plusieurs clans. Ces clans correspondent aux membres de la famille provenant d'une même ancêtre. On nomme un clan par un nom d’animal (tortue, loup, ours, etc.). Cette représentation familiale faite par un animal est appelée totem
 
Tous les membres d’une famille élargie (parents, grands-parents, frères, sœurs, cousins, cousines, tantes, oncles) habitent dans la même maison. Les enfants appartiennent au clan de leur mère. Le père est accueilli dans le clan de sa femme. Il est interdit de se marier avec des membres provenant de son clan. 

Mode de vie de la société iroquoienne

Les Iroquoiens vivent dans des maisons longues. Elles ont la forme d’un long prisme rectangulaire et le toit a la forme d’un demi-cylindre. Elles sont recouvertes de morceaux d’écorce cousus. On retrouve un dessin de l’animal qui représente le clan à l’entrée principale de la maison. Au-dessus des foyers, il y a des ouvertures pour laisser échapper la fumée. Aucune porte n’est orientée vers le nord pour empêcher le vent du nord d’entrer dans les maisons.
 

Une maison longue (cliquer pour agrandir)
 
À l’intérieur, un long couloir sépare la maison en deux parties égales. De chaque côté, deux plates-formes servent de rangement et de lieu pour dormir. Chaque famille a son espace désigné. Des foyers sont situés au milieu du couloir. Une famille partage son foyer avec la famille face à elle. Une dizaine de familles peuvent demeurer dans une maison longue. Ces maisons sont sans fenêtres, mais elles ont une entrée à chaque extrémité du couloir. Ces entrées sont recouvertes de peaux d’animaux l’hiver. 
 
L’aliment que les Iroquoiens mangent le plus est le maïs qu’ils cultivent dans les champs. Leur plat traditionnel est fait à partir de maïs, il s’agit de la sagamité. C’est une soupe faite de farine de maïs et d’eau. Les Iroquoiens font également pousser des courges et des haricots. Ces trois légumes sont à la base de leur alimentation, ils les appellent les trois sœurs.
 
Autres aliments :

  • Poissons (doré, truite, perchaude, esturgeon, brochet, anguille, etc.);
  • Viande provenant de la chasse;
  • Graines de tournesol;
  • Fruits et noix cueillis dans les bois.

Les vêtements :

  • Les femmes portent des tuniques;
  • Les hommes portent des pagnes (comme une petite jupe) auxquels ils ajoutent des jambières s’il fait plus froid;
  • Tous portent des chaussures spéciales appelées mocassins.

Activités déterminées en fonction des saisons :

  • Printemps : récolte de la sève d’érable, de l’ail des bois, des oignons sauvages et des plantes médicinales; défrichage, préparation de la terre, construction;
  • Été : voyages, échanges avec les autres groupes, taille de l’écorce, cueillette de petits fruits, travail sur la terre, pêche, chasse;
  • Automne : récoltes, séchage des plantes, fumage des viandes et poissons, entreposage des surplus pour l’hiver, grandes expéditions de pêche, chasse;
  • Hiver : activités intérieures, fabrication et décoration de vêtements, chasse, confection d’objets.

Divertissements :

  • Fêtes;
  • Récits, légendes;
  • Sport (la crosse).

Occupation du sol

Les Iroquoiens sont sédentaires, ce qui signifie qu’ils demeurent plusieurs années dans le même village. Un village peut compter jusqu’à 2000 personnes et est formé de plusieurs maisons longues entourées d’une palissade.  

Une palissade est une clôture faite de troncs d’arbres mesurant de 2 à 3 mètres de haut. Les Iroquoiens plantent les troncs un à côté de l’autre pour entourer le village. L’extrémité des troncs est pointue. En plus de protéger le village contre les ennemis, la palissade sert de barrière contre les vents froids et les animaux. À l’extérieur du village, les Iroquoiens cultivent des champs. Quand les champs commencent à moins produire, le village déménage à un autre endroit où les terres sont plus riches. 
 
Lorsqu’ils choisissent un nouvel endroit pour ériger leur village, les Iroquoiens cherchent un emplacement où le sol est fertile (c'est-à-dire qui se cultive bien) et où la forêt et la rivière sont situées tout près. Si c’est possible, ils s’établissent dans un endroit surélevé pour voir venir les visiteurs. Ils trouvent dans la forêt le bois nécessaire à la construction du village, des animaux, des plantes ainsi que des fruits comestibles.

Réalités culturelles de la société iroquoienne

Les femmes s’occupent des enfants, de la culture de la terre, des récoltes, de la confection des vêtements, des repas, du feu et de la fabrication d’ustensiles. Elles prennent les décisions qui concernent la famille. Les hommes chassent, pêchent, défrichent, construisent les maisons, les palissades et confectionnent des outils. Ce sont les hommes qui s’occupent du commerce, qui vont à la guerre et qui cultivent le tabac.

Activités économiques de la société iroquoienne

Souvent, plusieurs nations se rencontrent pour échanger le surplus de leurs récoltes, c'est ce qu'on appelle « faire du troc ». Le commerce se passe surtout l’été puisque la température rend les déplacements plus faciles.

Réalités politiques de la société iroquoienne

Les femmes participent aux décisions du village et leur point de vue est assez important pour être pris en compte. Par contre, les chefs sont des hommes. Quand le village doit prendre une décision, tout le monde doit être d’accord pour que celle-ci soit acceptée. Le chef du village (appelé sachem) est choisi par les femmes. Il organise aussi les fêtes et il rencontre les chefs des autres villages pour faire le commerce. On peut dire que si le sachem existait dans la société d'aujourd'hui et qu'il était le chef d'une ville, il serait maire.   
 
Dans la société iroquoienne, il y a aussi des chefs de guerre. Un homme peut devenir chef de guerre seulement quand il a fait preuve de beaucoup de courage. Une fois qu'il a prouvé son audace, il peut diriger les actions des autres guerriers.

Moyens de transport de la société iroquoienne

Les Iroquoiens voyagent à pied ou en canot. À pied, ils tracent souvent des chemins dans la direction des points cardinaux (nord, sud, est, ouest) pour se retrouver plus facilement. Le déplacement sur l’eau est préférable pour les longues distances.

Techniques et outillage de la société iroquoienne

Pour la chasse, les Iroquoiens utilisent l’arc et les flèches, la trappe et la massue pour les gros gibiers. Si les animaux sont plus petits, ils prennent des collets et des fléchettes. L’hiver, les chasseurs transportent leur matériel et les animaux chassés dans des toboggans (traîneaux).
 
Pour la pêche, les hommes utilisent des filets. Dans les eaux peu profondes, ils prennent un harpon (qui ressemble à une longue flèche). Dans les rapides, ils fabriquent un barrage et utilisent un harpon pour attraper les poissons. En hiver, pour la pêche sous la glace, les Iroquois attirent les poissons avec des leurres ou des appâts.
 
Pour couper des petits troncs, les hommes utilisent une hache en pierre, sinon ils pratiquent la technique du brûlis. Le brûlis consiste à faire sécher un arbre en enlevant une partie de son écorce. Une fois l’arbre sec, ils mettent le feu au pied de l’arbre pour le faire tomber.
 
Pour faire de la farine, les Iroquoiennes utilisent un pilon et un mortier (c’est un bol dans lequel on écrase les grains avec un bâton). Comme contenants, elles ont des paniers tressés et des bols en terre cuite. Pour conserver la viande et le poisson, elles pratiquent le fumage ou le séchage.
 
Toutes les parties de l’animal sont utilisées : les os pour faire des outils, la peau pour les vêtements et les raquettes. Pour la confection de vêtements, les Iroquoiennes utilisent un grattoir en os ou en pierre pour nettoyer le cuir et une alène (poinçon) pour le percer.
 
Matériaux utilisés : écorce, os, peau, argile, bois, jonc, gomme de sapin, silex (c’est un type de roche très dure).

Atouts et contraintes du territoire occupé par la société iroquoienne

Au Canada, les Iroquoiens vivent principalement dans la région du fleuve Saint-Laurent et des Grands Lacs. Les Grands Lacs sont cinq très grands lacs situés entre le Canada et les États-Unis, à l’ouest du fleuve Saint-Laurent et au sud de l’Ontario. Plusieurs cours d’eau, plaines fertiles et collines se trouvent sur l’ensemble de ce territoire.
 

En rouge, le territoire des Iroquoiens


Les hivers longs et froids sont des périodes pendant lesquelles la nourriture est moins abondante. En contrepartie, les étés chauds et humides permettent de cultiver la terre. Dans les forêts, les Iroquoiens trouvent des animaux, du bois et des aliments. Les nombreux cours d’eau permettent aux Iroquoiens de se déplacer, de se nourrir (pêcher et boire) et d’utiliser l’eau pour exécuter les tâches de tous les jours (pour se laver par exemple).
 
Stadaconé signifie « là où le fleuve se rétrécit ». Aujourd’hui, cet endroit correspond à l’emplacement de la ville de Québec. Hochelaga est une ville iroquoienne qui se trouve sur l’île de Montréal.

Influence de certains personnages sur la société iroquoienne

Donnacona

Donnacona est le chef du clan de Stadaconé qui rencontre Jacques Cartier en 1534. Il se lie d’abord d’amitié avec Jacques Cartier puis il devient son rival quand l’explorateur fait du commerce avec ses concurrents. Il est fait prisonnier et amené en France, endroit où il est mort.

Jacques Cartier

Jacques Cartier est un explorateur français qui rencontre les Amérindiens en 1534. Il est le premier Européen de l’époque des grandes explorations à naviguer sur le fleuve Saint-Laurent. Il veut faire du commerce avec les Amérindiens.

Changements marquants dans la société iroquoienne entre 1645 et 1745

L’arrivée des Européens dans la vallée du Saint-Laurent provoque des changements dans les habitudes de vie de la société iroquoienne. 

Objets

Nouveaux objets :

  • Chaudrons, tissus, armes à feu, fusils, outils de métal (haches, couteaux, plats pour la cuisson).

Nouveaux aliments :

  • Poules, chèvres, bovins (bœuf, vache, veau), sel.

Les Iroquoiens utilisent maintenant des tissus pour faire leurs vêtements, mais ils conservent leurs types de vêtements et ne s'inspirent pas de la mode européenne. Ils se déplacent parfois avec des chevaux. Ils utilisent parfois de l’argent plutôt que de faire du troc.

Habitation

Les Iroquoiens restaient dans un village pendant 10 à 15 ans pour ensuite déménager. Au contact des Européens, les Iroquoiens vont de plus en plus s’établir dans un village sans penser déménager. Ils abandonnent aussi les maisons longues pour des maisons telles qu’on les connaît aujourd’hui, c'est-à-dire faites de bois ou de pierres. Comme elles deviennent plus petites, l’ensemble d’un clan ne demeure plus dans la même maison. 

Croyances et religion

Les Français veulent imposer la religion catholique aux Iroquoiens. Cette nouvelle religion influence les Iroquoiens, mais ces derniers conservent aussi leurs croyances et leurs rites qui prennent souvent leur source dans la nature. Par contre, les chamans, ceux qui comprennent les esprits de la nature, perdent de leur importance. Les Européens ont des connaissances que le chaman n’a pas : lire et guérir des maladies inconnues chez les Amérindiens. Il faut dire que les Européens ont aussi apporté avec eux des maladies qui n’existaient pas dans la société iroquoienne. De plus, les congrégations religieuses fondent des écoles en Nouvelle-France. Les enfants iroquoiens apprennent moins dans leur famille. Ils vont plutôt faire d’autres apprentissages en classe.
 
De nouvelles activités sont intégrées dans la société iroquoienne :

  • Pour se nourrir, les Iroquoiens élèvent des animaux.
  • Ils font maintenant du commerce avec les Européens, entre autres, pour la traite des fourrures et pour la vente de produits artisanaux (canots, mocassins, raquettes).
  • Le territoire sur lequel ils pratiquent leurs activités devient plus petit.

Personnage influent de la société iroquoienne entre 1645 et 1745

Kateri Tekakwitha (1656-1680)


Kateri Tekakwitha (cliquer pour agrandir)

Kateri Tekakwitha est presque aveugle. D'ailleurs, son nom signifie « celle qui marche à tâtons ». Elle a survécu à la petite vérole, qui est une maladie apportée par les Européens. Elle adopte la religion catholique et passe une grande partie de sa vie à prier. Son cheminement dans la foi lui permet d’établir un lien entre la religion catholique et les Iroquoiens. Elle devient la protectrice catholique des Iroquoiens.

Les exercices

Les références

Mise à jour : 29 juillet 2014
Matière(s) : histoire, géographie
Niveau(x) : primaire 1, primaire 2, primaire 3, primaire 4, primaire 5, primaire 6, secondaire 3, secondaire 4