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Les rébellions des patriotes (1837-1838)

Causes lointaines

Après l'Acte constitutionnel en 1791, la population est généralement satisfaite par la nouvelle structure politique de la colonie. Les députés, particulièrement les députés canadiens, déchantent rapidement en constatant que, malgré les pouvoirs qu'ils possèdent, le Gouverneur peut renverser leurs décisions par son droit de veto. Entre 1792 et 1830, plusieurs tensions politiques voient le jour au Bas-Canada : beaucoup de gens veulent un gouvernement responsable. Parallèlement, les politiciens du Bas-Canada sont influencés par divers évènements politiques extérieurs au Canada. Tant au Haut qu'au Bas-Canada, des groupes réformistes naissent et demandent au gouverneur et à Londres de modifier le fonctionnement des gouvernements des colonies.

La Révolution française a inspiré plusieurs exigences des réformistes. La Déclaration des droits de l'Homme, issue de la Révolution française, précisait que tous les citoyens avaient des droits politiques égaux, ce qui correspondait aux souhaits des réformistes. Ces derniers s'appuyaient également sur les valeurs libérales qui se sont exprimées dans la Révolution française: démocratie, représentation du peuple au gouvernement et responsabilité ministérielle.

Au même moment, entre 1816 et 1830, plusieurs nations ont acquis leur indépendance (Paraguay, Argentine, Chili, Mexique, Brésil, Pérou, Saint-Domingue, Bolivie, Belgique, Grèce, Colombie, Équateur, Vénézuéla). Ces évènements politiques ont collaboré à l'émergence du nationalisme canadien et à la volonté de certains réformistes de se défaire de l'autorité britannique.

Le Bas-Canada était également aux prises avec une grave crise agricole due à une succession de mauvaises récoltes de blé, crise qui est en partie contrebalancée grâce à l'essor du commerce du bois. Par contre, les profits de ce commerce ne vont pas aux mains des agriculteurs, mais des commerçants britanniques installés à Montréal ou à Québec. Plusieurs Canadiens se retrouvent sans travail.

Causes immédiates

Tensions politiques et impasse gouvernementale

Au Bas-Canada, les réformistes se sont d'abord exprimés dans le Parti canadien, remplacé en 1826 par le Parti patriote. Formé de professionnels libéraux et de petits commerçants, le parti trouve des appuis au sein des agriculteurs, des travailleurs et des artisans. La majorité de leurs appuis est francophone, mais le Parti patriote compte aussi sur une minorité anglophone. Dans la Chambre d'assemblée, le Parti patriote, dirigé par Papineau, a la majorité des sièges, mais la bourgeoisie marchande et administrative a le pouvoir au conseil exécutif. Les députés du Parti patriote réclament des réformes pour obtenir la responsabilité ministérielle et l'élection du conseil législatif.

Les actions du parti se concentrent alors sur la politique. Les revendications s'appuient sur une idéologie libérale, nationaliste et anticolonialiste. Certains membres du parti proposent un plan de développement économique du Bas-Canada alors que d'autres veulent favoriser le régime seigneurial et le développement de l'agriculture. Dans les deux cas, le but est de freiner le développement des intérêts économiques britanniques. La crainte des Canadiens de subir l'influence économique des Britanniques est accentuée par les arrivées massives d'immigrants au début du siècle.


Louis-Joseph Papineau, chef du Parti patriote

Au départ, ce n'est pas principalement les divergences culturelles et linguistiques qui séparent les Canadiens des Anglais, mais plutôt les intérêts économiques et politiques divergents. Ces divergences éclatent une première fois lors d'élections à Montréal en 1832. Le Parti patriote était opposé au British Party. Ce dernier était appuyé par des hommes d'affaires conservateurs défendant le système colonial, majoritairement des anglophones d'origine britannique, écossaise ou américaine. Le 21 mai, lorsque le bureau électoral de la Place d'Armes ferme, le candidat du Parti patriote est en avance. Des partisans commencent à fêter dans la rue. Toutefois, une bousculade s'est amorcée entre les deux camps. Un régiment s'est déplacé sur place et a commencé à tirer pour disperser la foule. Malheureusement, trois Canadiens sont morts. Papineau réagit et exprime sa frustration au gouverneur.


Mort des électeurs réformistes à l'élection de 1832 dans Montréal
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L'épidémie de choléra de 1832 a également contribué à l'insatisfaction des Canadiens. Plusieurs d'entre eux accusaient l'Angleterre de ne pas contrôler les immigrants malades pour affaiblir la population canadienne. Au gouvernement, les insatisfactions des réformistes et l'entêtement du gouverneur à vouloir gouverner sans responsabilité créent une situation intenable. Le gouvernement est bloqué. La population est consciente de l'impasse politique en cours et est exaspérée par la situation. Le gouverneur Aylmer offre quelques concessions aux réformistes en laissant Louis-Joseph Papineau au contrôle du Conseil exécutif. Toutefois, il ne consent toujours pas la responsabilité ministérielle.

Les 92 résolutions de Papineau

Instatisafait, Louis-Joseph Papineau veut convaincre Londres de satisfaire les demandes du Parti patriote. C'est ainsi que la rédaction des 92 résolutions s'est amorcée, ce qui a fait naître de fortes tensions au sein du parti. De nombreux débats ont eu lieu à la Chambre d'assemblée puisque les députés modérés jugeaient que les exigences étaient excessives et n'étaient pas représentatives des besoins du peuple. Pour certains, les 92 résolutions n'étaient rien de moins qu'une déclaration de guerre. Les membres modérés du Parti patriote ont donc fait une contre-proposition à la chambre, mais celle-ci a été rejetée. Les 92 résolutions ont alors été approuvées avec une forte majorité. Suite à ces débats, plusieurs députés modérés ont quitté le Parti patriote. Le 17 février 1834, les 92 résolutions étaient déposées et envoyées à Londres. Le départ des députés modérés a amorcé la radicalisation du parti. Les membres restants étaient plus solidaires puisqu'ils partageaient les mêmes objectifs.

Ce texte réunissait toutes les critiques et toutes les exigences que le Parti patriote soumettait au roi. Le début du texte rappelle au roi la loyauté du peuple canadien à la Couronne britannique depuis 1760. Par la suite, les auteurs dénoncent le fonctionnement du Conseil législatif et expriment leur souhait de pouvoir élire ce conseil. D'autres résolutions demandent l'inauguration d'une constitution et d'institutions plus avantageuses pour les Canadiens. On y dénonce en même temps le mépris de certains Britanniques face aux Canadiens. Ensuite, quelques résolutions servent à défendre les droits et la langue des Canadiens tout en critiquant la faible représentation des francophones dans la fonction publique.

En novembre 1834, lors des élections générales, le Parti patriote reçoit une très grande majorité des votes (le chiffre de 94% a été avancé, mais il est par ailleurs contesté). 78 des 84 députés de la Chambre proviennent du parti.

La réponse de Londres aux 92 résolutions

Le 6 mars 1837, Londres envoie sa réponse aux 92 résolutions. Le refus est catégorique et est exprimé par les 10 résolutions Russell. Parmi ces résolutions, le gouverneur acquiert le droit de ne pas avoir besoin du vote de l'Assemblée pour approuver un budget. Aussitôt, la population réagit à ce refus. Plusieurs assemblées de contestation sont organisées autour de Montréal. Ces assemblées contestaient officiellement les résolutions de Russell. Les patriotes plus radicaux en profitent pour appeler la population à prendre les armes : le jeu politique a atteint ses limites.

Les rébellions et la répression

Assemblées de protestation

Les premières assemblées de contestation ont lieu en mai 1837. Chaque fois, on y dénonce les résolutions de Russell et on fait appel aux principes républicains et on invoque les droits des Canadiens. Louis-Joseph Papineau prononce des discours à ces assemblées. Sentant la colère populaire grimper, en partie à cause des assemblées populaires, le gouverneur Gosford interdit tout rassemblement populaire le 15 juin 1837. Au cours de l'été 1837, les assemblées se poursuivent malgré l'interdiction. Le 26 août, l'Assemblée législative refuse d'adopter le budget et est officiellement dissoute.

Le 5 septembre, un groupe paramilitaire patriote voit le jour. Les Fils de la liberté réunissent les membres les plus revendicateurs du Parti patriote. Les Fils de la liberté commencent à former des milices volontaires le mois suivant. Le groupe fonctionne comme une armée avec des titres, des grades et une volonté de combattre. Les Fils de la liberté divulguent aussi un manifeste dans lequel ils exigent un gouvernement républicain.


Le drapeau utilisé par les patriotes pour représenter la future république canadienne. À noter que ce drapeau s'insipire du modèle français.

Les 23 et 24 octobre 1837, l'Assemblée des six comtés se réunit à Saint-Charles, avec 6 000 partisans présents. Les chefs patriotes sont réunis et veulent protester contre les résolutions de Russell. Les comtés représentés sont ceux de Richelieu, Rouville, Saint-Hyacinthe, Chambly, Verchères et Acadie. Plusieurs chefs y tiennent des discours : Papineau insiste pour poursuivre la lutte constitutionnelle amorcée et d'amorcer un boycottage économique sur tous les produits britanniques, mais d'autres chefs prônent le recours aux armes. Wolfred Nelson affirme que le temps est venu de provoquer un soulèvement armé.

Des résolutions sont votées lors de cette assemblée : défendre les Droits de l'Homme, non-reconnaissance du Conseil exécutif, appui aux Fils de la liberté. Les résolutions adoptées n'incluent pas la force et les armes. C'est au cours de cette assemblée que les patriotes érigent la Colonne de la liberté. Nommée comme une colonne similaire érigée lors de la Révolution française, elle a été arrachée lors de la bataille de Saint-Charles. Dès lors, les membres radicaux contrôlent le mouvement. Ils souhaitent affranchir le pays de toute autorité.


L'Assemblée des six-comtés

L'Église, qui craint les excès de la Révolution française, réagit à la suite de cette assemblée et critique les positions adoptées. La population ne devrait pas se positionner contre le pouvoir en place. L'Église se positionne officiellement contre les patriotes et contre les Fils de la liberté. Le 6 novembre 1837, le Doric Club (groupe paramilitaire anglais) attaque les Fils de la liberté. Ils saccagent les locaux du Vindicator ainsi que la maison de Papineau. Cette attaque est le premier affrontement armé entre les deux camps.

The Vindicator est un journal d'opinion politique publié deux fois la semaine à Montréal au Bas-Canada de décembre 1828 à novembre 1837.

L'attaque du Doric Club

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Sentant la tension monter chez les patriotes, les dirigeants envoient soldats britanniques des autres colonies au Bas-Canada. Le but de ces soldats est de chasser ceux qui causent la révolte. Les affrontements entre les patriotes et les soldats anglais commencent.

Batailles de St-Denis, St-Charles et St-Eustache

Le 23 novembre 1837, une première bataille a lieu à Saint-Denis. 300 soldats anglais affrontent 800 patriotes (dont 600 civils non armés). Contre toute attente, les patriotes s'imposent et les Anglais se retirent. Voilà une première victoire pour les patriotes. On compte 6 morts et 11 blessés chez les Anglais et 12 morts et 7 blessés chez les patriotes. Après cette victoire et sous les conseils des autres chefs, Papineau se retire.


Bataille de Saint-Denis

À peine deux jours après cette victoire inattendue, les soldats britanniques reviennent à la charge à Saint-Charles. Ils veulent écraser la résistance patriote. 250 patriotes devront affronter 425 soldats britanniques. La bataille est sanglante et est marquée par la mort de 150 patriotes, contre 3 morts chez les Anglais. Plusieurs patriotes fuient vers les États-Unis. D'autres sont capturés par les soldats et emprisonnés à Montréal. Plusieurs prisonniers sont exécutés. Alors que les troupes retournent vers Montréal, quelques patriotes les attaquent, mais sont rapidement forcés de se retirer. À partir de cette bataille, les patriotes sont faibles, mal préparés, mal dirigés et n'ont pas de stratégie. De plus, ils manquent d'armes et de munitions. Face à eux, l'armée britannique profite de toutes les forces : nombre, armes, stratégies et appui des autres colonies.


La bataille de Saint-Charles (cliquer pour agrandir)

Le 5 décembre, la loi martiale est décrétée à Montréal. Les soldats peuvent emprisonner et condamner des accusés sans qu'ils ne puissent se défendre. Le lendemain, des patriotes tentent de revenir des États-Unis, mais en sont empêchés par les soldats.

Plusieurs patriotes étaient réunis à Saint-Eustache. Les soldats britanniques se sont dirigés massivement vers le village. Les patriotes, réfugiés dans l'église, ont combattu contre les soldats durant 5 heures. Ces derniers sont très nombreux: infanterie, artillerie, cavalerie, état-major, etc. De plus, ils ont transporté leurs machines de guerre. Ils bombardent l'église durant quelques heures. Des soldats sont entrés dans l'église et y ont mis le feu. Les patriotes n'ont pas eu d'autre choix que de sortir. La bataille a fait 70 morts.


Dispersion des patriotes après la bataille de Saint-Eustache
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Après la bataille de Saint-Eustache, les soldats britanniques sèment la terreur dans les campagnes du comté de Deux-Montagnes : ils pillent et brûlent des villages, les maisons des chefs rebelles sont incendiées. La répression est marquée par des centaines d'emprisonnement. Le 15 décembre, des patriotes sont coincés par l'armée à Saint-Benoît. Ils déposent les armes, mais le village est brûlé. Le gouverneur mandate certaines personnes pour faire prêter un serment de fidélité à la Couronne à la population. Tous ceux qui refusent sont arrêtés. La vallée du Richelieu est victime des flammes des soldats anglais.

Les Frères chasseurs et la deuxième rébellion

Au début de 1838, les patriotes en exil aux États-Unis fondent la société des Frères chasseurs. Réunissant les patriotes radicaux, cette société secrète planifie une nouvelle insurrection. Ses membres viennent du Bas-Canada ou des États-Unis. Dirigés par Robert Nelson, ils veulent préparer une nouvelle attaque armée et avertissent la population du Bas-Canada : ils arriveront avec une armée, des armes et beaucoup de munitions. En janvier 1838, les États-Unis déclarent leur neutralité dans le conflit. Le 10 février, la constitution de 1791 (Acte constitutionnel) est temporairement suspendue et le gouvernement est remplacé par un Conseil spécial.

Le 24 février, un vol d'armes a lieu aux États-Unis, attribué aux patriotes. Quelques jours plus tard, entre 600 et 700 hommes armés veulent envahir le Canada. Robert Nelson prononce la Déclaration d'indépendance du Bas-Canada. Il souhaitait créer la République du Bas-Canada. Sa déclaration proposait les points suivants : séparation entre l'Église et l'État, suppression de la dîme, abolition des redevances au seigneur, liberté de presse, suffrage universel pour tous les hommes, scrutin secret, nationalisation des terres, élection d'une assemblée constituante, reconnaissance des deux langues comme langues officielles. Les hommes sont arrêtés. Quelques-uns réussissent à retourner aux États-Unis.

La fin des rébellions et le rapport Durham

En mars 1838, lord Durham arrive au Bas-Canada. Récemment nommé gouverneur, il passera seulement 5 mois au Canada avant de retourner à Londres. Il a pour mandat d'identifier les causes et les solutions aux problèmes du Bas-Canada.


John George Lambton, lord Durham

Le 27 avril, 501 patriotes sont arrêtés à Montréal. En juin, Durham propose à 8 des principaux chefs de reconnaître leur culpabilité, en échange, il offrirait la liberté à certains détenus. L'offre est acceptée à la fin du mois. Les 8 chefs sont envoyés en exil aux Bermudes. Au début du mois de novembre 1838, Durham quitte le Canada et Londres l'accuse d'avoir outrepassé ses fonctions et les ordres qu'il avait reçus. Au même moment, des rassemblements de patriotes ont lieu autour de Montréal. Des affrontements armés ont lieu. Les patriotes remportent une bataille à Sainte-Martine. Le 10 novembre, les patriotes fuient. La Prairie est brûlée.

Après cela, plusieurs procès ont lieu pour juger les patriotes. Certains sont acquittés, plusieurs sont condamnés à mort. D'autres sont condamnés à l'exil en Australie ou encore sont libérés sous caution. Il n'y a plus eu de soulèvement armé après cela. Les réformistes ont échoué, ce qui a mené plusieurs patriotes à la mort, à l'emprisonnement ou à l'exil. Après ces évènements, la société du Bas-Canada doit se reconstruire. Durant les rébellions, les activités économiques ont ralenti et les mauvaises récoltes se sont poursuivies. La population vit dans la misère.

Le 11 février 1839, le rapport Durham est envoyé. Il y fait un bilan de son séjour au Bas-Canada. Il raconte la surprise qu'il a eue en arrivant au Canada : il s'attendait à voir des affrontements entre la population et le pouvoir, mais il a plutôt vu des affrontements entre les deux nations du Canada: les Anglais et les Canadiens. Pour rétablir l'ordre dans la province, il suggère d'augmenter les pouvoirs de l'assemblée élue. Il propose également d'éliminer la haine qui sépare les francophones et les anglophones pour éviter l'impasse sociale et politique. Parmi les solutions qu'il propose, on retrouve l'union des deux Canadas. Cette solution aurait l'avantage de rendre la population anglophone majoritaire et de diminuer le pouvoir des Canadiens. Dans son rapport, Durham explique aussi que selon lui, le peuple canadien n'a ni histoire ni littérature. Il est donc possible et facile pour les Canadiens d'abandonner leur identité pour adopter l'identité britannique.

Le rapport est rejeté par l'élite conservatrice du Haut-Canada, qui ne souhaite pas voir les pouvoirs de l'assemblée augmenter. Les réformistes accueillent le rapport d'un bon oeil puisqu'ils y obtiennent les changements qu'ils espéraient. Les marchands anglophones de Montréal appuient également le rapport Durham puisqu'ils y voient un moyen de surmonter les freins imposés par la majorité francophone. Les Canadiens résistent aux recommandations puisqu'ils souhaitent défendre leur nation.

Le Conseil et l'Assemblée du Haut-Canada sanctionnent l'union proposée par Durham. Le projet d'union se concrétise par l'Acte d'union de 1840. Après le rapport Durham, le gouvernement refuse d'accorder plus de pouvoir à la population de crainte de voir s'effondrer l'Empire colonial britannique.

Tensions au Haut-Canada

Le Haut-Canada n'est pas resté neutre au cours de ces évènements. Plusieurs politiciens critiquaient aussi le système politique mis en place. La Chambre d'assemblée a produit un rapport similaire aux 92 résolutions dans lequel le système colonial était fortement critiqué. Les exigences politiques étaient semblables : gouvernement responsable et Conseil législatif élu. Les tensions au Haut-Canada ont mené William Lyon Mackenzie à créer des assemblées populaires pour critiquer les résolutions de Russell. Il cherche des appuis populaires et tente de former une armée. Sentant que les actions politiques sont menées au Bas-Canada, il y envoie ses troupes.


William Lyon Mackenzie

Le Haut-Canada a tout de même connu des batailles, mais les rébellions ont duré moins longtemps. En décembre 1837, une bataille a eu lieu sur Yonge Street à Toronto. Les rebelles voulaient profiter de l'absence des troupes britanniques pour prendre contrôle de la ville. Malheureusement, les rebelles ont eu peur et se sont enfuis. Lors d'une deuxième attaque, les rebelles ont dû abandonner la bataille et fuir aux États-Unis. La rébellion du Haut-Canada s'est arrêtée là.

Les exercices

Les références

Mise à jour : 02 mai 2014
Matière(s) : histoire
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